À seulement 20 ans et 68 jours, Andrea Kimi Antonelli est devenu, dimanche 1er novembre 2026, le plus jeune champion du monde de l’histoire de la Formule 1. Une troisième place au Grand Prix du Mexique a suffi au pilote Mercedes pour s’assurer son premier titre mondial, alors que quatre courses restent au calendrier. Son sacre met aussi fin à 73 ans d’attente pour l’Italie, dont le dernier champion était Alberto Ascari en 1953.
Une troisième place décisive à Mexico
Antonelli abordait l’épreuve de Mexico avec un avantage considérable au classement. Une arrivée parmi les neuf premiers lui garantissait mathématiquement le titre, quels que soient les résultats de George Russell, son coéquipier, et de Lewis Hamilton. Parti quatrième sur la grille de l’Autódromo Hermanos Rodríguez, le jeune Italien a choisi une course maîtrisée pour éviter toute erreur qui aurait pu retarder son couronnement.
Le Grand Prix a pourtant été particulièrement animé. Un violent accident de Valtteri Bottas a entraîné un drapeau rouge, redistribuant les cartes stratégiques. Après le nouveau départ arrêté, Antonelli a repris l’avantage sur Charles Leclerc au premier virage pour retrouver une place sur le podium. Une voiture de sécurité tardive, après l’accident d’Arvid Lindblad, n’a pas remis en cause sa troisième position.
Max Verstappen a remporté la course au volant de sa Red Bull, avec seulement 0,799 seconde d’avance sur la Ferrari de Lewis Hamilton. Antonelli a terminé troisième à 4,006 secondes du vainqueur, devant Charles Leclerc et Lando Norris. La victoire du jour est revenue au Néerlandais, mais le titre mondial 2026 au jeune pilote Mercedes.
Un nouveau record de précocité
En décrochant le championnat à 20 ans et 68 jours, Antonelli bat le record de Sebastian Vettel, sacré avec Red Bull en 2010 à 23 ans et 134 jours. Il devient également le premier pilote né dans les années 2000 à gagner le championnat du monde des pilotes. La performance est d’autant plus marquante qu’elle intervient pendant sa deuxième saison seulement dans la catégorie reine.

Le titre couronne une campagne particulièrement solide : neuf victoires en Grand Prix, 17 podiums et 380 points au moment du sacre. Après avoir pris la tête du championnat au Japon, le pilote italien a démontré sa rapidité sur des circuits très différents. À Monaco, il est devenu le plus jeune auteur d’un Grand Chelem, en cumulant pole position, victoire, meilleur tour et tête de la course du premier au dernier tour.
Monza, le moment fort d’une saison exceptionnelle
Le Grand Prix d’Italie du 6 septembre a offert l’une des images les plus fortes de cette saison. Parti seulement 19e à Monza, Antonelli a remonté le peloton avant de dépasser George Russell dans les derniers tours et de s’imposer devant son public. Il devenait ainsi le premier Italien à remporter son Grand Prix national depuis Ludovico Scarfiotti en 1966, soit soixante ans d’attente.

Cette victoire à domicile, la septième de son année, a constitué un jalon majeur de sa conquête du titre. Sa capacité à revenir de l’arrière de la grille a également montré qu’il pouvait gagner autrement qu’en partant de la première ligne, grâce à la gestion de course, aux dépassements et à la constance de son rythme.
L’Italie retrouve un champion après 73 ans
Malgré la place centrale de Ferrari dans l’histoire de la Formule 1, l’Italie n’avait plus compté de champion du monde des pilotes depuis Alberto Ascari en 1953. Antonelli devient seulement le troisième Italien titré, après Giuseppe Farina, premier champion de l’histoire en 1950, et Ascari, couronné en 1952 puis en 1953. Ce retour au sommet possède donc une portée particulière pour le sport automobile italien.
Mercedes récompensée pour son pari
Le titre confirme aussi l’audace de Mercedes. Lorsque l’écurie avait choisi de promouvoir son jeune espoir pour succéder à Lewis Hamilton, parti chez Ferrari en 2025, Antonelli devait encore prouver qu’il pouvait supporter la pression d’un volant de premier plan. Deux saisons plus tard, il est devenu le premier pilote issu du programme junior Mercedes à remporter le championnat mondial de Formule 1.
Son coéquipier George Russell a terminé sixième au Mexique. Pour Mercedes, le travail n’est pas terminé : l’écurie reste engagée dans la lutte pour le championnat du monde des constructeurs. Les quatre dernières manches annoncées — Brésil, Las Vegas, Qatar et Abou Dhabi — permettront à Antonelli de prolonger sa série de résultats sans la pression du titre pilotes.
À 20 ans, le nouveau champion a déjà établi plusieurs records majeurs. Sa prochaine mission sera de confirmer cette première couronne dans la durée, face aux anciens champions Verstappen et Hamilton, à Russell et à une nouvelle génération de prétendants. Quoi qu’il arrive lors des dernières courses, l’année 2026 appartient désormais à Kimi Antonelli.







