NIO et Geely renforcent leur coopération dans l’énergie pour véhicules électriques. Annoncé le 28 septembre 2026, leur accord associe investissements croisés, interconnexion des réseaux de recharge et développement de standards communs pour l’échange automatisé de batteries.

Geely Holding doit apporter sa participation intégrale dans Yiyi Power ainsi que 640 millions de yuans en numéraire à NIO Power. Après réalisation de l’opération, soumise aux autorisations et conditions habituelles, Geely doit détenir 30 % de NIO Power. Yiyi Power, actif notamment dans l’échange de batteries pour la mobilité commerciale, sera intégré à cette activité.
En parallèle, NIO doit acquérir 10 % de Haohan Energy, filiale de Geely consacrée à la recharge intelligente. Les deux partenaires prévoient de connecter leurs infrastructures afin d’étendre leur couverture et d’améliorer l’utilisation des équipements.
Le volet industriel est central : NIO et Geely veulent développer ensemble des technologies et standards d’échange de batteries destinés aux voitures particulières. Geely prévoit des modèles compatibles avec ces standards, tandis que NIO Power doit fournir le service d’échange.
Au 27 septembre, NIO déclarait avoir investi plus de 20 milliards de yuans dans la recharge et l’échange de batteries. Son réseau chinois comptait 9 433 stations, dont 4 126 Power Swap Stations et 5 307 stations de recharge équipées de 30 598 connecteurs. Le constructeur revendiquait plus de 125 millions d’échanges de batteries.
Haohan Energy dispose pour sa part de 2 500 stations et de plus de 12 000 connecteurs dans 232 villes chinoises. Geely vise plus de 22 000 stations et 100 000 connecteurs d’ici fin 2027. NIO Power vise de son côté 10 000 stations d’échange en 2030.
Pour les utilisateurs, l’enjeu est la compatibilité. Si les standards communs débouchent sur plusieurs modèles et marques compatibles, l’échange de batterie pourrait sortir d’un fonctionnement essentiellement propriétaire et améliorer le taux d’utilisation des stations.
L’accord ne signifie pas que l’échange de batteries remplacera la recharge rapide. NIO et Geely investissent dans les deux solutions. Leur stratégie consiste plutôt à mutualiser davantage les infrastructures et à adapter le ravitaillement énergétique aux usages des particuliers comme des flottes.
Aucune implantation liée à cet accord n’est annoncée en Tunisie. Son évolution reste néanmoins pertinente pour les marchés où les constructeurs chinois progressent : des standards interconstructeurs peuvent, à terme, modifier les choix d’infrastructure nécessaires à leur développement.







