Range Rover ouvre une nouvelle étape de son histoire avec le premier modèle 100 % électrique de sa gamme. Présenté le 2 septembre 2026, le Range Rover Electric reprend l’architecture et le positionnement du grand SUV de luxe britannique tout en adoptant une chaîne de traction entièrement électrique. Les commandes sont déjà ouvertes sur certains marchés, tandis qu’aucun calendrier spécifique n’a été annoncé pour la Tunisie.

La fiche technique place ce modèle parmi les SUV électriques les plus puissants de sa catégorie. Deux moteurs électriques à aimants permanents de 260 kW chacun assurent la transmission intégrale. La puissance maximale annoncée atteint 550 ch, avec 850 Nm de couple. Range Rover annonce un 0 à 100 km/h en 4,5 secondes.
| Caractéristique | Range Rover Electric |
|---|---|
| Puissance maximale | 550 ch |
| Couple | 850 Nm |
| Batterie utile | 118,5 kWh |
| Architecture électrique | 800 V |
| Autonomie annoncée | Jusqu’à 600 km WLTP |
| Recharge DC 10-80 % | Environ 22 min |
| Autonomie récupérée en 10 min | Jusqu’à 220 km WLTP |
| 0 à 100 km/h | 4,5 s |
La batterie lithium-ion affiche une capacité utile de 118,5 kWh et utilise une architecture 800 volts. Sur une borne rapide adaptée, Range Rover annonce un passage de 10 à 80 % en environ 22 minutes lorsque le véhicule accepte sa puissance de charge maximale. Dix minutes de recharge peuvent permettre de récupérer jusqu’à 220 km d’autonomie selon le cycle WLTP.

L’autonomie maximale annoncée atteint 600 km WLTP. Le constructeur communique également une estimation de 535 km en conditions réelles sur un parcours standardisé interne, une valeur qui reste naturellement dépendante de la vitesse, de la température, du relief, de la charge transportée et de l’utilisation des équipements de bord.
Le passage à l’électrique ne doit pas modifier les capacités tout-terrain qui constituent une partie importante de l’identité du Range Rover. Le système de gestion de la motricité peut intervenir en 50 millisecondes pour ajuster le couple délivré aux roues. La profondeur de gué maximale reste annoncée à 900 mm.
Un mode de conduite à une seule pédale est également prévu pour les évolutions à basse vitesse et en tout-terrain. Range Rover indique que le véhicule peut gravir des pentes allant jusqu’à 45 degrés dans certaines conditions. Le centre de gravité abaissé et la suspension pneumatique à double chambre ont également été adaptés au poids et aux caractéristiques de la chaîne de traction électrique.

Le design reste volontairement proche de celui du Range Rover thermique et hybride. Les principales différences sont fonctionnelles : calandre optimisée sur le plan aérodynamique, jantes spécifiques selon les versions et travail sur le soubassement afin de réduire les pertes aérodynamiques à vitesse élevée.
L’habitacle conserve l’architecture et le niveau d’équipement du modèle de luxe actuel. La nouvelle application Range Rover permet notamment de consulter l’état de charge, l’autonomie estimée, la localisation du véhicule et de programmer les horaires de recharge. Certaines fonctions de préconditionnement de l’habitacle peuvent également être déclenchées à distance.

Le système de gestion thermique ThermAssist vise à préserver l’autonomie et les performances de recharge lorsque les températures sont extrêmes. Range Rover indique avoir soumis le véhicule à plus de 1,5 million de kilomètres d’essais physiques, de -40 °C en Suède aux fortes chaleurs de Dubaï, ainsi qu’à plus de 250 000 heures de tests virtuels. Plus de 300 demandes de brevet auraient été déposées autour du véhicule et de ses technologies.
La production est assurée à Solihull, au Royaume-Uni, sur une architecture capable d’accueillir plusieurs types de motorisations. Les batteries et les unités de propulsion électrique sont produites dans le réseau industriel britannique de JLR.
Le Range Rover Electric est proposé sur certains marchés en empattement standard ou long et dans plusieurs niveaux de finition. Pour le marché tunisien, aucun prix ni date de commercialisation n’a encore été communiqué. Son intérêt local dépendra donc autant de son éventuelle importation que du développement des infrastructures de recharge rapide capables d’exploiter une architecture 800 volts.







