Le bilan routier tunisien au 1er octobre 2026 révèle une évolution contrastée. Selon les statistiques provisoires de l'Observatoire national de la sécurité routière, 3 616 accidents ont été recensés depuis janvier, contre 4 177 sur la même période de 2025. Le nombre de blessés passe de 5 534 à 4 692, mais celui des personnes décédées augmente de 929 à 1 029.
Autrement dit, le pays enregistre 561 accidents de moins et 100 décès supplémentaires. Ce décalage impose de distinguer la fréquence des collisions de leur bilan humain.
| Indicateur | 2025 | 2026 | Variation |
|---|---|---|---|
| Accidents | 4 177 | 3 616 | −13,4 % |
| Décès | 929 | 1 029 | +10,76 % |
| Blessés | 5 534 | 4 692 | −15,2 % |
La vitesse est associée à 777 accidents et 377 décès, soit 36,64 % du bilan mortel. L'inattention et le manque de concentration arrivent en tête des causes d'accidents avec 1 112 cas, mais représentent 190 décès. Le non-respect de la priorité est cité dans 283 accidents, devant les traversées imprudentes de la chaussée avec 269 cas.
En rapportant le nombre de décès aux accidents, le ratio atteint environ 28,5 pour 100 accidents en 2026, contre 22,2 en 2025. Ce calcul ne mesure pas à lui seul le risque routier, qui dépend aussi du trafic et de l'exposition des usagers.
Le gouvernorat de Tunis concentre 459 accidents, devant Mahdia avec 303. Kébili en compte 44. Ce classement en chiffres absolus ne tient pas compte de la population ni des kilomètres parcourus : il ne permet donc pas de comparer directement le risque individuel entre gouvernorats.
Les automobilistes peuvent réduire leur exposition en respectant les limitations, en adaptant leur vitesse à la chaussée, en maintenant une distance de sécurité et en évitant toute distraction au volant. La vigilance envers les piétons et les deux-roues reste déterminante.
Les statistiques 2026 demeurent provisoires et susceptibles d'être révisées. Elles ne suffisent pas, sans données détaillées supplémentaires, à attribuer la hausse du bilan humain à une seule cause.







