XPeng ne veut plus seulement vendre des véhicules électriques. Selon des informations publiées par Reuters le 17 septembre 2026, le constructeur chinois prépare l’élargissement de son activité de fourniture technologique à d’autres groupes étrangers, au-delà de son partenariat avec Volkswagen.
L’offre envisagée couvrirait plusieurs briques développées en interne : architecture électrique et électronique, systèmes de cockpit, puces Turing AI et logiciels avancés d’aide à la conduite. Des éditeurs de logiciels et des équipementiers pourraient également faire partie des clients potentiels.
Il ne s’agit toutefois pas encore de nouveaux contrats annoncés. Reuters indique, en citant des personnes au fait du dossier, que XPeng a échangé avec des partenaires potentiels intéressés par ses technologies. Aucun nouveau constructeur client n’est nommé à ce stade.
De constructeur à fournisseur de technologie
Cette stratégie prolonge une évolution déjà visible avec Volkswagen. XPeng a confirmé en mars 2026 que le groupe allemand serait le premier partenaire commercial de son système de conduite intelligente VLA 2.0 en Chine. Ce système doit ensuite être déployé à l’international à partir de 2027, sous réserve des homologations locales.

VLA 2.0 repose sur une architecture qui transforme directement les informations visuelles en décisions de conduite, sans passer par une étape intermédiaire de traduction en langage. XPeng affirme vouloir réduire ainsi la dépendance aux cartes haute définition et aux règles prédéfinies.
La puce Turing AI maison constitue une autre pièce importante de cette stratégie. XPeng indique qu’elle peut fournir jusqu’à 2 250 TOPS de puissance de calcul effective par puce. Les capacités réellement accessibles dépendent toutefois de l’architecture complète du véhicule et des logiciels utilisés.
Robotaxis et robotique dans le même modèle économique
Le projet ne s’arrêterait pas aux voitures particulières. D’après Reuters, XPeng veut également commercialiser et personnaliser des solutions destinées aux robotaxis, à la robotique et plus largement à l’intelligence artificielle physique. Le constructeur envisage notamment de fournir des outils liés au déploiement opérationnel de flottes de robotaxis.
Cette orientation correspond aux investissements déjà engagés par l’entreprise. XPeng a lancé en 2026 la production de son premier robotaxi développé en interne, basé sur la plateforme GX et équipé de quatre puces Turing AI. Des opérations pilotes sont prévues au second semestre 2026, avant un objectif d’exploitation sans agent de sécurité à bord début 2027.
Pourquoi cette stratégie compte
Pour XPeng, vendre du logiciel, des puces et des architectures à d’autres entreprises permettrait de monétiser des investissements technologiques qui ne seraient plus limités à ses propres volumes de véhicules. Reuters souligne que les activités de services affichent déjà une rentabilité nettement supérieure à celle de la fabrication automobile.
Pour les constructeurs étrangers, l’intérêt potentiel est différent : intégrer des briques déjà développées peut raccourcir le temps nécessaire pour mettre sur le marché de nouvelles fonctions numériques ou d’aide à la conduite. Le partenariat entre XPeng et Volkswagen constitue déjà un exemple de cette logique.
La portée réelle de cette nouvelle activité dépendra désormais des contrats effectivement signés. À ce stade, XPeng n’a communiqué ni liste de nouveaux clients, ni calendrier précis, ni conditions commerciales pour cette offre élargie.
Sources : Reuters, 17 septembre 2026 ; XPeng, communications officielles des 2 mars et 22 mai 2026.







