Le parc tunisien de transport scolaire et universitaire doit être renforcé par 727 bus neufs supplémentaires d’ici la fin de 2026. L’annonce a été faite le 11 septembre par le ministre du Transport, Rachid Amri, lors d’une réunion consacrée aux préparatifs de la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027.
Cette nouvelle livraison s’inscrit dans un programme de renouvellement plus large. Selon les données communiquées à l’issue de la réunion, 1 077 bus ont déjà été acquis au titre des années 2025 et 2026 : 315 sur le marché local et 762 sur le marché international. Les 727 unités attendues d’ici décembre doivent s’ajouter à ce parc et être affectées aux différentes régions du pays.
Le sujet est important au-delà du seul nombre de véhicules. Le transport scolaire et universitaire représente près de 52 % du transport de voyageurs assuré par les entreprises nationales et régionales concernées. La disponibilité du matériel roulant conditionne donc directement la capacité à absorber les pointes du matin et de la fin de journée.

Pour l’année 2026-2027, les autorités prévoient une hausse d’environ 4 % du nombre d’abonnés scolaires et universitaires. En parallèle, le nombre de lignes dédiées doit passer de 2 134 à environ 2 179. Le réseau total exploité par ces entreprises progresserait de 3 171 à 3 234 lignes.
Le renforcement du parc doit permettre une progression d’environ 13 % du nombre de bus consacrés au transport des élèves et étudiants. L’objectif annoncé est aussi de réduire l’âge moyen des véhicules : il passerait de 14 ans à 12,5 ans grâce à l’intégration des nouvelles unités.

Au total, le programme combine donc 315 bus acquis sur le marché local, 762 unités acquises sur le marché international et 727 bus supplémentaires encore attendus avant la fin de l’année. Ces chiffres ne doivent pas être confondus : les 727 véhicules constituent une nouvelle tranche annoncée, et non le total des acquisitions déjà réalisées.
La répartition géographique de ces nouveaux bus sera déterminante. Le ministère demande qu’elle soit réalisée en fonction des besoins réels des élèves et étudiants dans les différentes régions, plutôt que selon une logique uniforme. Les directions régionales sont appelées à identifier les difficultés locales et à coordonner les moyens disponibles avec les opérateurs.
Le programme ne se limite pas aux autobus. Lors de la même réunion, les autorités ont évoqué l’acquisition de 18 nouveaux trains destinés à améliorer les performances de la ligne Tunis-Goulette-La Marsa, ainsi que le renouvellement du parc du métro léger avec 30 nouvelles voitures. Pour ce dernier projet, le plan de financement est encore présenté comme étant dans sa phase finale.
Ces annonces doivent toutefois être lues comme un calendrier d’acquisition et non comme la confirmation que les 727 bus supplémentaires sont déjà en circulation. Leur effet réel dépendra de la livraison effective des véhicules, de leur répartition entre opérateurs, de la maintenance et de la disponibilité des conducteurs.
Pour les usagers, le principal indicateur sera donc la capacité du programme à réduire les interruptions de service et les temps d’attente, notamment sur les lignes scolaires les plus chargées. La baisse annoncée de l’âge moyen du parc constitue un autre enjeu : un matériel plus récent peut améliorer la disponibilité, mais seulement si l’entretien et l’organisation de l’exploitation suivent le rythme du renouvellement.
Avec 727 véhicules supplémentaires attendus avant la fin de l’année, la rentrée 2026-2027 constitue ainsi une étape importante du renouvellement du transport collectif tunisien. Les prochains mois permettront de mesurer l’écart entre les capacités annoncées et leur traduction concrète sur les lignes régionales et urbaines.







