Plusieurs propriétaires de véhicules de plus de 20 ans se heurtent au refus de certaines compagnies d'assurance de leur délivrer un contrat, notamment dans le gouvernorat de Kasserine. Le ministère des Finances, dans une réponse écrite datée du 12 mars à une question du député Hatem Lbaoui, a confirmé la réalité de ces pratiques et détaillé les actions engagées.
Le Comité général des assurances a mené des contrôles sur le terrain pour identifier les raisons de ces refus. Du côté des assureurs, l'argument principal repose sur la gestion du risque : les voitures anciennes sont statistiquement plus exposées aux pannes et aux accidents. Certaines compagnies conditionnent la couverture à une validation technique préalable, d'autres refusent les dossiers sans certificat de visite technique à jour.
Le ministère a annoncé l'élaboration d'un projet d'amendement de plusieurs articles du Code des assurances, afin de mieux protéger les droits des assurés et de résoudre les difficultés pratiques.
En parallèle, la FTUSA, présidée par Mondher Khabcheche, propose une stratégie de réforme articulée autour de deux axes :
- Sécurité routière comme cause nationale : radars automatiques, tolérance zéro sur les infractions graves, permis à points.
- Digitalisation de la gestion des sinistres : e-constat, Dash-cams, tarification « Pay How You Drive ».
L'automobile représente 40,8 % des sinistres réglés en Tunisie. La mortalité routière y est trois fois plus élevée qu'en France (16 décès pour 100 000 habitants contre 4,8).
Pour rappel, l'assurance automobile reste légalement obligatoire et aucun citoyen ne peut théoriquement être laissé sans solution de couverture.







