Le groupe industriel allemand Scherdel a effectué le 19 octobre 2026 une deuxième visite de prospection en Tunisie. Sa délégation a été reçue par Jalel Tebib, directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA-Tunisia). Après un premier déplacement en janvier, le fabricant de composants examine toujours la possibilité d’une implantation locale. À ce stade, aucune usine ni aucun investissement n’ont été confirmés.
La mission était conduite par Marcus Bach, associé gérant de Scherdel, avec la participation de Mariem Bougabrine, chargée des projets DEinternational à la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce (AHK). Selon les informations communiquées par FIPA et relayées le 19 et le 20 octobre, les échanges portent notamment sur l’environnement économique, les compétences disponibles et les dispositifs d’accompagnement des investisseurs.
La visite s’inscrit dans la continuité de celle du 27 janvier 2026. À l’époque, Scherdel avait déjà rencontré des interlocuteurs institutionnels et industriels, dont la Tunisian Automotive Association (TAA), afin d’évaluer le potentiel du pays. La nouvelle mission constitue donc une étape supplémentaire de prospection, et non l’annonce d’un démarrage industriel.

Une entreprise de composants, pas un constructeur de voitures
Scherdel est spécialisé dans les technologies de formage des métaux, d’assemblage, de jonction et de traitement de surface, ainsi que dans la conception d’outillages et de machines. Selon FIPA, le groupe dispose de plus de 7 000 collaborateurs et de 35 sites de production et de recherche-développement à l’international.
Dans l’automobile, ces compétences peuvent servir à produire des pièces métalliques de précision, des ressorts et des sous-ensembles. Le site officiel de Scherdel présente aussi des applications pour les véhicules électriques et hybrides : connexions haute tension, éléments de cuivre, composants d’électronique de puissance, entraînements électriques et systèmes de batterie. Cela décrit son savoir-faire mondial, pas les produits qui seraient nécessairement fabriqués en Tunisie.

Illustration d’un ensemble ressort-amortisseur automobile (2010). Photo : Bukk / domaine public.
Ce qui est établi et ce qui reste à décider
| Élément | Situation au 20 octobre 2026 |
|---|---|
| Visites de prospection | Deux : janvier et 19 octobre 2026 |
| Interlocuteurs | FIPA-Tunisia et AHK, notamment |
| Projet d’implantation | À l’étude, sans décision annoncée |
| Ville et terrain | Non communiqués |
| Montant et emplois | Aucun chiffre confirmé |
| Production et calendrier | Non précisés |
Pour la filière tunisienne des équipementiers, une éventuelle installation pourrait élargir les activités de fabrication de précision et renforcer les liens avec les chaînes d’approvisionnement européennes. Mais il serait prématuré d’en déduire des créations d’emplois, des contrats avec des constructeurs ou un volume d’exportations.
Les prochaines étapes à surveiller
Les éléments décisifs seront une confirmation officielle de l’investissement, le choix d’un site, la nature des pièces produites, le budget, les recrutements et une date de mise en service. Aucun de ces jalons n’est détaillé dans les informations disponibles au 20 octobre.
Cette seconde visite montre un intérêt maintenu pour l’écosystème industriel local. Elle ne signifie pas encore que Scherdel ait choisi la Tunisie pour une nouvelle usine.
Sources : La Presse de Tunisie, 19 octobre 2026 (« Le groupe allemand Scherdel explore les opportunités d’investissement en Tunisie ») ; Tunisie Numérique, 20 octobre 2026 (compte rendu de la visite FIPA) ; Scherdel, rubrique officielle « E-Mobilität » ; La Presse de Tunisie, 27 janvier 2026 (première visite).
Couverture : Torsten Proß / IFA Holding GmbH, CC BY-SA 4.0. Image d’archive d’une autre usine.
Photographies d’illustration d’archives : elles ne représentent ni une usine Scherdel en Tunisie ni la délégation du 19 octobre 2026.







