À deux jours de l’échéance, la grève des travailleurs du transport des carburants prévue les mercredi 23 et jeudi 24 septembre 2026 reste maintenue en Tunisie. L’information a été confirmée lundi 21 septembre par Selouane Semiri, secrétaire général adjoint de l’UGTT.

Le dossier n’est toutefois pas définitivement fermé. La partie syndicale attend encore la convocation d’une séance de conciliation par le ministère des Affaires sociales. Un accord obtenu avant mercredi pourrait donc éviter le mouvement.
Le conflit porte notamment sur des revendications professionnelles et sociales des chauffeurs. Selon les déclarations syndicales rapportées lundi, une prime convenue depuis 2019 reste au centre du différend, de même que des questions de couverture sociale.
Les ministères des Finances ainsi que de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie ont déjà pris des mesures sur le volet économique. Une hausse de la marge accordée aux sociétés de distribution est entrée en vigueur début septembre. Pour l’UGTT, cela n’a pas encore permis de régler les engagements concernant les travailleurs du transport.
Pour les automobilistes, le point essentiel est de distinguer disponibilité nationale des carburants et capacité à les acheminer jusqu’aux stations. Début septembre, le PDG de la Société nationale de distribution des pétroles, Khaled Bettine, indiquait que les réserves disponibles représentaient environ 30 jours de consommation. Il expliquait également que les perturbations observées en août provenaient d’un arrêt du transport depuis les dépôts, et non d’une absence de produits pétroliers dans les stocks.
L’épisode d’août a montré qu’une interruption même temporaire des rotations de camions-citernes peut néanmoins affecter rapidement certaines stations. Le 20 août, l’arrêt des départs depuis les dépôts de Radès avait entraîné des difficultés d’approvisionnement et des files d’attente, amplifiées par l’affluence des automobilistes.
À ce stade, aucune pénurie nationale n’est donc annoncée pour les 23 et 24 septembre. En revanche, si la grève est effectivement déclenchée, des perturbations locales de distribution restent possibles. Leur ampleur dépendra notamment de la durée réelle du mouvement, des stocks disponibles dans chaque station et de l’issue des discussions de dernière minute.
La situation peut encore évoluer avant mercredi. Une annonce de conciliation ou de levée du préavis modifierait immédiatement le scénario actuel. Les informations officielles et syndicales doivent donc être suivies jusqu’au début prévu du mouvement.







